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ALLEZ, TRUMPISTES, ON APPLAUDIT : des TRAVAILLEURS CANADIENS PERDRONT LEUR EMPLOI par les NOUVEAUX TARIFS

Publié : 23 août 2026 13:17
par CORBEAU
ALLEZ, TRUMPISTES, ON APPLAUDIT : des TRAVAILLEURS CANADIENS PERDRONT LEUR EMPLOI par les NOUVEAUX TARIFS

Ben oui, votre guru bien-aimé veut soumettre les canadiens, écraser leur économie, détruire leur industrie, les réduire à la misère et leurs dicter toute conduite à suivre, ainsi que s’emparer de leurs ressources. Autrement dit, les dominer complètement.

Allez, trumpistes canadiens, on applaudit !

Certains qui seront sans emploi sur le BS pourront toujours tenter de se consoler en se remémorant la belle ritournelle que c’est pour leur bien, que le Donald et sa troupe luttent contre les vilains mondialistes et qu’eux sont de vaillants soldats digitaux heureux de se sacrifier comme les autres pour la cause du narratif.

Allez, trumpistes canadiens, on applaudit ! Tous ensemble !

Les camionneurs sans emploi vous accompagneront aussi à la banque alimentaire.

Allez, trumpistes canadiens, on applaudit !


:lol: :lol: :lol:

TRUMP, LE VANDALE

Publié : 23 août 2026 13:25
par CORBEAU
TRUMP, LE VANDALE
Par Patrick Lagacé

ILS NOUS CONSIDÈRENT VRAIMENT COMME UN VASSAL. LES ÉTATS-UNIS DE TRUMP NOUS VOIENT COMME LES BELGES VOYAIENT LE CONGO AU XIXE SIÈCLE : UN TERRITOIRE À PILLER.

Les Américains, figurez-vous donc, voulaient une sorte de droit de regard sur les ententes commerciales signées par le Canada avec d’autres pays.

Traduction : ne signez surtout pas d’ententes commerciales avec l’Europe, l’Asie, le Moyen-Orient. Restez prisonniers de la géographie, restez prisonniers des US of A !

Et les États-Unis, je ne blague pas, voulaient aussi un droit de premier refus sur les droits miniers consentis par le Canada à des sociétés étrangères. Nous faisons une entente avec une société française pour l’exploitation d’une mine de nickel ou de lithium ?

Mononcle Donald voulait pouvoir biffer l’entente au profit d’une société américaine !

EN PLUS, LES NÉGOCIATEURS DE TRUMP VOULAIENT NOUS IMPOSER UNE CLAUSE QUI AURAIT PERMIS AUX ÉTATS-UNIS DE RÉIMPOSER DES DROITS DE DOUANE DE 50 % DANS LE CAS OÙ… EH BIEN, DANS LE CAS OÙ MONONCLE DONALD EN AURAIT EU SOUDAINEMENT ENVIE.

Et en guise de cadeau de remerciement, il aurait fallu, semble-t-il, rogner sur les lois qui imposent un minimum de français (sur les emballages, comprend-on) et sur le soutien culturel en général et au français en particulier.

Trump demandait un droit de cuissage sur la société canadienne. Mark Carney a dit non. Il a bien fait.

Oui, ça va nous faire mal. Mais devenir un vassal du voisin ? No, thanks.

C’est pourtant aux États-Unis qu’a été inventée l’expression If it ain’t broke, don’t fix it : « Si c’est pas brisé, essaie pas de le réparer. » Cette expression est un monument au pragmatisme américain.

Et le partenariat États-Unis–Canada est un partenariat qui n’était pas brisé. Les États-Unis ont des problèmes plus importants que le Canada, mais on dirait que Trump a décidé de « réparer » la relation en « brisant » ce pays qu’il désigne comme le 51e État.

Ce n’est pas seulement fâchant, c’est carrément fou.

Heureusement, les Américains ne sont pas tous aussi aveugles que leur président. Je cite Gavin Newsom, gouverneur de la Californie, sur X :

« Notre plus proche allié. Un partenaire commercial essentiel. Et Trump frappe le Canada avec des droits de douane de 50 %. What the actual fuck are we doing? »

ÉCONOMIQUEMENT, SOCIALEMENT, ÉCONOMIQUEMENT, MILITAIREMENT : LE CANADA ET LES ÉTATS-UNIS SONT IMBRIQUÉS COMME UNE PELOTE DE LAINE, AU BÉNÉFICE DES DEUX PAYS. NOS ENTREPRISES, NOS ARMÉES, NOS FAMILLES, NOS LIENS D’AMITIÉ, NOS IMAGINAIRES SONT INFLUENCÉS LES UNS PAR LES AUTRES.

Bref, à l’échelle du monde, jusqu’à tout récemment, le partenariat canado-américain était un exemple de cohabitation économique, militaire, sociale et politique pacifique et productive.

Puis les États-Unis ont élu Trump…

Et tout a changé. Pas seulement pour nous.

Pour le monde entier.

Nous avons basculé dans le monde à l’envers, où le faux est vrai, le mensonge est la vérité, la stupidité est l’intelligence. Où ce qui marche est brisé.

Et dans un monde où le président des États-Unis appuie le dictateur Poutine dans son agression contre l’Ukraine, pas étonnant que le Canada soit vu comme une « menace » pour les États-Unis…

La décision de Mark Carney de stopper les négociations avec le régime mafieux américain – Trump négocie comme la mafia « négocie » en vous demandant un pizzo pour ne pas mettre le feu à votre commerce – va nous faire mal.

MAIS JE PRÉFÈRE AVOIR MAL AVEC CETTE RUPTURE (PEUT-ÊTRE) TEMPORAIRE QUE DE DEVENIR UN VASSAL DES USA.

Dans le monde de Trump, où le mensonge est vérité, c’est un euphémisme de dire que le président a des priorités qui sont, elles aussi, à l’envers.

Et Mark Carney, samedi matin, a prononcé des mots lourds de sens, à ce sujet : « Ce que je vais dire n’a pas de sens, mais c’est ainsi que le monde fonctionne : les marchés ignorent parfois [les] “fondamentaux”, et soudainement, ils s’y intéressent. Et quand ils s’y intéressent, si votre maison n’est pas propre, c’est trop tard. »

Il faisait allusion à la dette américaine, hors de contrôle, qui a atteint 40 000 milliards de dollars cette semaine, une dette prioritairement détenue par le Japon, le Royaume-Uni, la Chine, la Belgique et le Canada…

Les États-Unis ont de plus gros problèmes que des Toyota construites en Ontario, qu’une modeste taxe numérique canadienne imposée à Google et que les 2X4 de la forêt québécoise qui soutiennent leurs bungalows.


Source : https://www.lapresse.ca/actualites/chro ... andale.php

;)